samedi 31 mars 2012

Nouveau départ

Déjà trois semaines après le vol. Nous rassemblons nos énergies afin de nous offrir un second départ. La visite de nos amis nous a grandement aidés à passer par-dessus notre rage.

Nous n'abandonnons pas notre blogue. Nous cherchons un nouvel ordinateur portable pour faciliter l’écriture et la mise en ligne de nos messages.

En attendant, nous préparons notre récit sur le Canal de Panama et quelques billets pour le Costa Rica.

vendredi 9 mars 2012

On s'est fait voler

On s'est fait voler. Tout a disparu d'un coup. L'ordinateur portable, la caméra, les cartes mémoires, presque toutes les photos et le passeport de Rachel. Nous sommes dévastés, surtout Rachel qui fait des cauchemars et se repasse la scène en tentant de réparer notre erreur. C'est une erreur d'inattention. Nous étions fatigués.

C'est arrivé 2h avant de rejoindre nos amis au Costa Rica. On se fout du matériel, c'est la perte de nos photos qui fait mal à l'âme. Nous avons fait une déposition, mais la police ici ce n’est pas le Pérou. On croise quand même les doigts.

Une chance que nos amis sont là. Ils sont l'essentiel. Aussi, nous sommes en vie. C'est le plus important. Mais pourquoi?

Vous comprendrez que l'écriture du blogue prendra du retard…

vendredi 2 mars 2012

San Blas : le paradis!

Nous partons vers les San Blas. Nous attendons ce moment depuis fort longtemps. Pendant l'organisation du voyage, nous salivions devant Google images. Il est 6h du matin, nous montons dans une Jeep qui nous conduit sur une route sinueuse à l'endroit où nous devons prendre une lancha pour arriver à destination. Le trajet en Jeep en fait voir de toutes les couleurs à certains. Le trajet en lancha est tout aussi cahotique, sinon plus. Nous recevons les vagues en plein visage, le sel nous brûle les yeux et les bancs en bois amortissent drôlement nos sauts. Malgré tout, nous rions beaucoup. Le trajet ne dure que 20 minutes comparativement à une journée pour la traversée de la Colombie vers le Panama dans le même type de barque. Avoir eu plus de temps, nous aurions expérimenté ce voyage. 
Avant d'amarrer sur l'île Iguana, nous faisons un arrêt sur une île habitée par les Kunas, un plus dans le forfait. Nous flânons chez les Indiens sans prendre de photos d'eux puisque c'est interdit (à moins de payer). En fait, vous entrez sur leur territoire selon leurs propres conditions et vous n'avez pas intérêt à jouer au client exigeant ou à la diva. Enfin un peuple qui se tient debout. Nous sommes heureux de pouvoir voir comment ils vivent.

jeudi 1 mars 2012

De l'Amérique du Sud à l'Amérique centrale

Après presque huit mois de voyage, nous nous dirigeons vers l'Amérique centrale, à Panama City. Notre vol est à 4h du matin. Nous attendons une éternité en ligne, alors que la file est courte. Une fois notre tour, il est déjà 3h30. La dame antipathique qui nous reçoit nous informe que nous devons faire imprimer un billet de sortie du Panama pour prendre notre vol. Elle est catégorique. Son supérieur, encore plus. Ils nous disent qu'il ne nous reste que 10 minutes pour revenir avec une preuve de sortie. Nous savons que certains pays exigent cette preuve, mais jamais nous ne nous la sommes fait demander.

dimanche 26 février 2012

Sur l'Amazone, entre Belém et Manaus (2e partie)

Nous débarquons du bateau. Nous sommes heureux de revenir dans la civilisation. Nous sommes étourdis par le ronronnement du moteur semblable à celui d'un moteur d'avion. Et nos jambes ne sont plus habituées de marcher et nous devons nous rendre au centre-ville pour prendre un autobus pour Alter do chão.

vendredi 24 février 2012

Sur l'Amazone, entre Belém et Manaus (1re partie)

C'est le grand départ pour le trajet en bateau sur l'Amazone, entre Belém et Manaus. Le voyage prendra six jours et cinq nuits. Nous couperons le trajet en deux en nous arrêtant deux jours à Santarém, plus précisément à Alter do Chão. Pour les courageux, il est possible de naviguer sur l'Amazone depuis Belém du côté atlantique au Brésil et de terminer le voyage environ trois semaines plus tard en Équateur ou au Pérou. 

São Luís et Belém sous la pluie

Avant de nous rendre à Belém, nous faisons halte à São Luís, ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous faisons rapidement le tour de la ville sous la pluie et terminons notre journée dans un musée d'arts visuels dont l'exposition de photographies porte sur les ressemblances entre les rites et traditions des Brésiliens descendants d'esclaves et leurs lointains cousins africains du Bénin, d'Angola et du Madagascar. 

Barreirinhas : le parc des Lençois hors saison

En partant de Jericoacoara, nous savons que nous devons enfiler plusieurs transports pour nous rendre à Barreirinhas, ville de départ pour visiter le parc des Lençois. Il nous faut deux jours pour nous rendre à destination et nous passons une nuit dans un hôtel miteux plein de fourmis. Les transports entre les villages ne sont pas synchronisés et ne sont pas à l'heure. Pendant que nous attendons, Guillaume cueille des mangues et Rachel s'occupe du blogue.

vendredi 17 février 2012

Jericoacoara : enfin un hamac dans l'eau pour Rachel

Notre avion atterrit à 1h du matin à Fortaleza. Nous installons notre matelas de sol dans un recoin de l'aéroport et terminons notre nuit. Après presque huit mois de voyage, cela est devenu banal. Au réveil, nous déjeunons avec nos biscuits sucrés et nos fruits et prenons l'autobus pour Jericoacoara. Pour rejoindre ce petit coin de paradis, il faut traverser des dunes, passer dans des cours d'eau et rouler sur le bord de la mer. C'est pour ces raisons qu'il faut embarquer dans un gros 4x4 pour nous rendre à destination.

Sous le soleil de Rio (prise 2)

Quelques jours plus tôt, nous avons quitté Rio un peu désespérés de la température pluvieuse qui nous empêchait de profiter pleinement de la vue du haut du Christ Rédempteur. Il était cependant hors de question de jeter l'éponge. Nous tenions fermement à revenir avant le départ de notre vol de Rio vers Fortaleza pour monter une deuxième fois vers le Christ Rédempteur et nous rendre au sommet du Pain de Sucre, deux activités incontournables.

En quittant Sao Paulo, nous regardons une dernière fois la météo à Rio et nous savons qu'il fera beau le lendemain. Tout excités, nous prenons le prochain autobus. Une fois au terminal de Rio, nous nous dirigeons vers le même hostal qu'à notre première visite, dans une ville que nous connaissons déjà. C'est toujours rassurant de savoir où l'on se dirige dans cette ville réputée dangereuse (comme d'habitude, la réputation correspond peu à la réalité).